PsychologieLe nouvel inconscient de Lionel Naccache - Relance de la dynamique personnelle et professionnelle

21 février 2022

Le nouvel inconscient

Lionel Naccache – Odile Jacob 2006

 

Dans ce livre, Lionel Naccache trace les dernières avancées de la neuro-psychologie qui redéfinissent la notion d’inconscient (ics) et son articulation avec le conscient (cs).

En s’appuyant sur les dernières recherches en neuro-sciences (dont il n’est pas fait état dans ce résumé), il tente de répondre à deux questions :

Qu’est-ce qui distingue le conscient de l’ics, sachant que les représentations inconscientes empruntent les mêmes réseaux cérébraux que des représentations conscientes ?

Quelles relations entre l’ics psychanalytique et l’inconscient cognitif ?

 

D’un point de vue neuro-anatomique, il n’y a pas de partition neuro-anatomique entre le substrat de la conscience et celui de l’inconscient.  C’est donc tout d’abord la fin de l’approche topique pour définir la frontière entre conscient et inconscient : « Le substrat cérébral des processus mentaux inconscients n’est pas cantonné aux étages inférieurs et archaïques de notre cerveau, mais il étend son territoire aux régions les plus récentes du néocortex. ».

 

Neurosciences de la conscience – Le propre de la conscience.

 

Le conscient se caractérise par 3 propriétés :

1 – La rapportabilité consciente : être capable de rapporter, à soi ou à d’autres personnes, à l’aide du langage ou d’une manière non-verbale, le contenu d’une représentation.

2 – Le temps maîtrisé : les représentations ics sont évanescentes. Lorsqu’une représentation mentale gagne notre conscience elle échappe à la disparation immédiate qui est le lot de nos cogitations inconscientes.

Une pensée consciente est affranchie des contingences temporelles qui soumettent à un implacable processus d’évanescence nos représentations mentales inconscientes.

 

3 – Propriété d’innovation consciente. L’art de l’invention repose sur nos facultés conscientes.

Aussitôt qu’une pensée est consciente, elle peut être utilisée afin de guider de manière originale et créative le cours de notre existence et de nos actions.

« Lorsque nous sommes conscients d’une représentation mentale, nous sommes libres de la manipuler mentalement, de la contrôler, et de l’utiliser pour un nombre quasi-illimité de nouvelles combinaisons mentales. Nous avons la faculté de contrôler ce dont nous avons conscience » p184.

Afin d’inventer une nouvelle stratégie ou un nouveau comportement face à une situation donnée, il est nécessaire de conserver en mémoire un certain nombre d’informations successives. Les représentations mentales conscientes semblent les seules à pouvoir provoquer un changement de stratégie dans notre comportement.

Les processus inconscients sont impuissants à engendrer des formes de pensées inventives et originales. Seul le mode de traitement conscient est associé aux capacités de contrôle stratégique et d’innovation mentale.

 

Rappel du processus de créativité

  • La préparationest la mise en place consciente du problème et la formulation des pistes à explorer afin de guider la découverte à venir.
  • La période d‘incubationest l’abandon de la pensée consciente et une activité mentale inconsciente, multiple, riche, évanescente, sensibles aux influences conscientes.
  • L’illumination est la prise de conscience du fruit de la phase d’incubation.
  • La période de la finition est une phase de vérification, d’affinage, de précision et d’élaboration.
  • L’idée géniale naît de notre ics si et seulement si celui-ci est éduqué et contrôlé par notre effort conscient.

 

La conscience influence l’inconscient P 208

« A chaque instant, notre posture psychologique consciente façonne et modifie certains des nombreux processus inconscients qui nous habitent, et tout cela opère à notre insu.

La proximité anatomique des substrats cérébraux de nos pensées conscientes et inconscientes recouvre donc une proximité fonctionnelle. Les processus mentaux inconscients peuvent être intelligents, souples et aptes au changement.

Toutefois nos processus mentaux inconscients sont incapables d’induire l’adoption d’une nouvelle stratégie, cette faculté reposant uniquement sur des représentations mentales conscientes.

Il existe une couche de processus inconscients qui est extrêmement sensible à la posture consciente du sujet. On possède donc la capacité de modifier une partie de ce qui nous échappe sans pour autant connaître cette partie.

 

Toutefois, Le conditionnement est indépendant de la conscience. (Nous sommes tous des chiens de Pavlov). Mais, une demi-seconde suffit pour annihiler toute forme d’apprentissage inconscient par conditionnement. Dès que les informations du premier stimulus sont consciemment représentées, elles échappent alors à l’écoulement du temps, à l’évanescence exponentielle inverse qui gouverne notre vie mentale inconsciente. Une nouvelle forme de conditionnement qui dépend de la conscience  (P 246) est possible.

 

Conscience, apprentissage et changement

Un des aspects des processus d’apprentissage réside dans la transition progressive qui transforme les nouvelles représentations mentales acquises au prix d’efforts conscients en procédures réalisables de manière largement automatique.

Un processus d’apprentissage nécessite une première étape consciente qui permet la création de nouvelles représentations mentales. (Ex conduite d’une voiture.)

Il nous faut être conscient de ce que à quoi nous pensons afin de l’utiliser pour augmenter notre capacité à agir.

La notion de civilisation repose sur l’existence d’une activité mentale consciente.

 

L’inconscient cognitif

L’inconscient est une multiplicité de processus mentaux inconscients qui co-existent et qui se regroupent sous le seul fait qu’ils sont inconscients. Par commodité on utilise le terme d’inconscient cognitif.

Le contenu exclusivement affectif et infantile de la psychanalyse détonne avec la vision extrêmement large de l’ics cognitif.

Limites de l’inconscient cognitif 

Une représentation mentale ics est nécessairement évanescente, elle ne peut se maintenir activement de façon durable, elle ne peut induire une modification de son contrôle et de son inhibition cognitive, elle est incapable de donner naissance à un comportement intentionnel ou volontaire.

Les processus ics ne peuvent pas donner lieu à des comportements spontanés et volontaires.

 

Chapitre 2 Esquisse pour une psychologie scientifique de la conscience.

Le modèle de l’espace de travail global conscient.

 

Il existe deux compartiments anatomiques et fonctionnels distincts au sein de l’architecture de notre cerveau.

Une multitude de circuits cérébraux spécialisés élaborent en permanence et en parallèle des représentations inconscientes.

L’espace de travail global conscient est un réseau neuronale unique, réseau central connecté à de multiples processeurs cérébraux spécialisés.

Plus les liens entre sous parties sont importants, plus cela évoluera vers une discussion unifiée.

Propriété d’interconnexion massive : à chaque instant l’espace de travail global ne serait occupé que par une seule représentation mentale, tout comme le flux sériel de notre conscience qui ne concerne qu’une pensée à la fois.

L’amplification intentionnelle descendante est un mécanisme de prise de conscience. 

De multiples représentations ics sont aux portes de l’espace de travail global. Elles sont en compétition pour la conscience.

Dans le cas des états modifiés de la conscience, notre vie mentale est occupée par une succession de contenus incohérents et chaotiques.

Il y aurait un système de dialogue entre les processeurs périphériques et le réseau central.

  • Soit une représentation mentale occupe l’espace central et refuse les sollicitations des processeurs périphériques,
  • soit il s’ouvre à une sollicitation d’un processeur périphérique.

Un des facteurs qui attirent l’attention est la familiarité d’une information.

Effet cocktail : dans le brouhaha de discussions parallèles dans un cocktail, par exemple la familiarité de notre prénom entendu va être un avantage attentionnel et introduire un biais en faveur de la prise de conscience.

La valeur émotionnelle d’une information est aussi un avantage attentionnel (danger, poids affectif des représentations, sexualité, peur, menace…).

Il est probable que les « attentes » de notre espace de travail conscient orientent ce mécanisme de prise de conscience vers certains contenus.

Dès qu’un seuil critique est atteint, l’information « élue » est amplifiée et occupe l’ensemble de l’espace de travail, ainsi naîtrait une idée consciente.

Le flux de notre conscience serait une succession d’états stables, mis à jour plusieurs fois par seconde.

Le rôle des processus attentionnels descendants ne se limitent pas à amplifier une représentation ics mais à coordonner l’activité de plusieurs processeurs connectés. Ce qui gouverne l’activité de ce réseau n’est autre que l’activité de ce réseau. La pensée est une propriété émergente d’auto-organisation. Il n’y a donc pas de pilote caché.

Notre contenu conscient ne serait que l’activité neuronale cohérente à grande échelle de ce réseau neuronal.

 

Chapitre 3 Taxonomie des inconscients.

 

1 – L’ics de structure

2 – l’ics représenté mais non connecté à l’espace de travail (global Workplace)

3 – L’ics représenté, connecté à l’espace de travail mais non amplifiable

4 – L’ics représenté, connecté à l’espace de travail, amplifiable, mais non amplifié.

 

1 – L’inconscient de structure

Représentations neuronales de bas niveau qui correspondent au codage nerveux actif :

  1. forme primitive d’un geste, niveau de pression artérielle, acidité sanguine, respiration, système auditif qui nous indique la provenance d’un son, inaccessible à notre conscience.

De la représentation mentale : Seules des représentations sont manipulées par notre esprit, elles sont nécessairement codées dans les décharges électriques de réseaux de neurones cérébraux.

 

2 – L’Inconscient représenté mais non connecté à l’espace de travail global par des connexions bi-directionnelles. Elles ne peuvent subir le mécanisme d’amplification attentionnelle (indispensable à la prise de conscience).

 

3 – L’Inconscient représenté et connecté mais non amplifié,  du fait d’une évanescence trop rapide.

Exemple de la perception subliminale : une image sur un écran déclenche le mécanisme descendant d’amplification attentionnelle, mais entre-temps un masque est apparu sur l’écran cachant l’image, la prise de conscience, pas assez rapide, n’aura pas eu le temps d’apercevoir l’image avant le masque… Les représentations ics soumises à l’évanescence, n’auront pas accès à la cs. (ex. rêves).

A noter, que dans certaines situations, notre système nerveux sait interagir de manière ics et soudaine en déclenchant une réponse motrice qui court-circuite le lent cérémonial indispensable à la perception consciente.

 

4- L’inconscient qui aurait pu être conscient. Inconscient cognitif au voisinage immédiat de la conscience.

Cette catégorie regroupe des processus inconscients qui échappent à la conscience du fait d’une défaillance de l’amplification attentionnelle.

Seules les représentations mentales conscientes s’affranchissent de l’évanescence des processus ics.

Toutefois l’inconscient de structure peut être durablement affecté de manière implicite. Les expériences traumatiques sont des exemples de telles circonstances dans lesquelles notre cerveau est durablement affecté dans sa structure. Cet ics affranchi du temps est celui du réflexe aveugle stéréotypé et non différencié qui est ancré dans la structure anatomique d’une voie nerveuse.

 

Freud, Christophe Colomb du mental.

Ics selon Freud / ics cognitif

 

Possibles convergences entre Freud et l’ics cognitif

1 – Richesse de l’ics : le conscient est un processus de contrôle de processus ics riches, prolifiques et évanescents.

2 – Une représentation mentale est d’abord inconsciente avant d’accéder à la conscience du sujet.

Freud : « tout acte psychique commence en tant qu’acte inconscient, et il peut soit le demeurer, soit se développer jusqu’à la conscience, selon qu’il rencontre de la résistance ou non.

Décider correspond à un processus de sélection et non de création. Lorsque nous décidons consciemment d’une action, nous sélectionnons parmi les innombrables actions potentielles qui sont inconsciemment représentées en permanence dans notre esprit, celle qui répond à nos attentes et motivations conscientes.

Lorsque nous prenons une décision, il s’agit davantage d’une prise de conscience d’une représentation ics que du contenu de cette décision.

3 – L’attention est le mécanisme de la prise de conscience

Dès qu’une représentation mentale ics est suffisamment intense, elle sera capable de solliciter le mécanisme attentionnel et de parvenir à notre espace mental conscient.

Pour Freud, il y a une distinction entre le système ics ( représentations qui ne participent jamais à notre système cs) et le système Pcs-cs (représentations qui peuvent accéder selon l’intensité au cs).

La prise de conscience est bien un phénomène attentionnel. L’entrée dans la conscience fait intervenir deux facteurs : l’intensité de la représentation et l’état du système conscient.

Les points de convergence entre les deux théories :

  • Le statut originairement ics de toute représentation mentale,
  • le rôle de l’attention dans la prise de conscience
  • la division de l’espace ics en plusieurs catégories qualitativement distinctes.

 

Divergences entre Freud et l’ics cognitif.

1 – Le contenu de l’ics ne se limite pas à l’infantile refoulé, à des matériaux refoulés, vestiges de pulsions sexuelles de la prime enfance du sujet.

2 – Freud : le système cs correspond à la mise en relation des représentations ics avec les représentations de mots qui rendent possible l’accès à la conscience.

Or il existe des représentations de mots ics ; un contenu mental cognitif n’est pas nécessairement cs.

3 – Refoulement ou les instances inconscientes du contrôle.

Pour Freud, il existe un processus de censure ics qui serait le refoulement. « Le refoulé est le prototype de l’ics ». Pour Freud, la censure, le refoulement se fait entre l’ics et le système préconscient.

Pour les neurosciences, le déclenchement stratégique des mécanismes de contrôle cognitif qui gouvernent les processus de rejet actif d’une représentation est nécessairement et exclusivement conscient (et non ics).

Le processus de contrôle est capable d’influencer consciemment le cours des représentations ics.

 

4 – Durée de vie de nos représentations mentales ics.

Une représentation qui n’a jamais été consciente ne peut pas laisser de traces mnésiques. L’immaturité de l’enfant empêche la mémorisation de représentations qui n’ont pas pu être conscientes.

Seules les représentations conscientes peuvent être mémorisées (cf évanescence des représentations ics).

5 – Intentions et désirs inconscients

Causalité de l’ics : pourquoi telle représentation ics serait-elle confrontée aux instances de refoulement ?

Pour Freud, les processus ics expriment, eux aussi, des intentions que l’on veut cacher à sa propre conscience, ils ont leur source dans des désirs et des complexes refoulés.

 

Un ics un peu trop conscient :

Freud attribue à l’inconscient des attributs qui semblent être le propre de la conscience : mode de pensée stratégique, durée de vie des représentations ics libérées des contingences de l’évanescence temporelle, caractère intentionnel et spontané.

L’erreur est de transposer le fonctionnement du cs au fonctionnement de l’ics (difficulté à penser l’impensable).

Le singulier de la conscience, processus temporellement unifié de notre psychisme, s’oppose au pluriel de nos inconscients évanescents, multiples et foisonnants.

La vision topique de l’ics ou le concept de refoulement sont irrecevables pour les neurosciences.

 

L’invention miraculeuse.

Le psychanalyste, qui interprète le mental, est un sujet conscient qui n’a de cesse de chercher et de construire des significations et une causalité dans tout ce qui procède de la vie psychique de son patient – Il a une fonction de transformation des représentations ics en représentations conscientes.

La psychanalyse est un processus interprétatif qui considère que la réalité profonde de la vie psychique procède nécessairement de la construction d’une signification pour le sujet.

La singularité du regard freudien repose sur ce processus de création, de fictionnalisation de l’existence psychique.

Le principal héritage de la pensée de Freud est cette posture consciente interprétative (et non le contenu de ses interprétations).

Freud est le découvreur d’un immense continent psychique, celui de l’interprétation consciente fictionnelle qu’il dénomme à tort l’inconscient et qui n’est autre que l’une des propriétés fondamentales de notre vie consciente !

Les représentations mentales qui sont manipulées dans l’espace de travail conscient ne sont rien d’autres que des constructions fictives auxquelles le sujet accorde un statut de croyance profonde.

La fiction structure la conscience.

La réalité psychique est dissociée de la réalité objective : ce qui fait sens pour le patient c’est une construction mentale fictive. La réalité psychique dépasse le réel. La fiction structure la conscience.

(Exp de Gazzaniga avec des patients dont les cerveaux gauche et droit ne communiquent plus (split-brain), le cerveau droit enregistre un ordre qui est exécuté, et le cerveau gauche invente une justification, scénario inexact qui lui permet de donner une signification à son geste.

Ex Ceci n’est pas ma main : syndrome d’héminégligence gauche : les patients n’ont plus conscience de la moitié gauche de l’univers de leur corps : leur main gauche : ce n’est pas ma main : le patient voit sa main gauche, mais sa négligence l’empêche de l’identifier comme sienne. Plutôt que de dresser un état objectif de la situation à partir des données du réel qu’il sait recueillir, ce patient intègre immédiatement ces données dans un scénario.

L’amnésie de Korsakov : Incapacité mnésique à retenir le moindre souvenir conscient du cours actuel de son existence. Le patient est enfermé dans un perpétuel présent. Non conscient de son état mnésique. Lorsqu’on les interroge sur ce qu’ils ont fait la veille, plutôt que dire je ne sais pas, ils vont se raconter des histoires vraisemblables.

Syndrome du sosie pour des patients qui ne peuvent plus lier émotionnellement des visages familiers : ils préfèrent affirmer qu’il s’agit d’un sosie…

 

J’interprète donc je suis !

Deux processus caractérisent la vie consciente : l’élaboration de scénarios du réel et la croyance au contenu de ces scénarios.

Une personne saine a la capacité à incorporer les autres données du monde réel et à les utiliser pour corriger sans cesse ses scénarios mentaux.

Notre réalité mentale consciente est avant tout un univers fictionnel que nous construisons à la lumière de la réalité objective mais qui lui préexiste.

Lorsque nous exposons nos croyances religieuses, mystiques, sociales ou interpersonnelles, nous ressemblons à des patients qui déploient leurs interprétations à l’abri de pans entiers de la réalité dont ils ne tiennent pas compte.

La force de l’interprétation-croyance semble au cœur de notre mode de pensée conscient.

 

Un besoin vital de sens

Freud a inventé une méthode de traitement, la cure analytique, dans laquelle le matériel utilisé repose sur la manipulation des interprétations mentales conscientes du patient et de son soignant, le psychanalyste. Cette posture exclusivement préoccupée par la dynamique de ces idées conscientes est une découverte majeure. Le concept de réalité psychique qui prend le pas sur la réalité objective est au cœur de la démarche freudienne.

Une parole qui soigne ne peut être envisagée par Freud que comme une parole qui fait sens pour le patient dans sa subjectivité consciente, non comme une parole extérieure, froide et distante.

 

La fiction, source de notre liberté ;

Notre impression de libre arbitre est l’illusion de la croyance consciente du sujet qui élabore consciemment des scénarios fictifs, scénarios le plus cohérents possibles avec le réel.

La vérité objective de ces scénarios fictifs est une fausse question.

Ce qui n’est au départ qu’une fiction dépourvue de la moindre valeur pour décrire la causalité de l’univers mental du sujet finit par posséder une valeur causale du fait même qu’en y adhérent le sujet va prendre telle décision plutôt qu’une autre.

La méthode de Freud est une tentative d’aider le malade à utiliser ses ressources fictionnelles pour alimenter sa propre réalité psychique et in fine à recouvrir davantage de liberté dans ses actions et dans le cours de ses pensées. Le contenu a peu d’intérêt. Ce qui est primordial, c’est de stimuler et d’utiliser cette fonction qui caractérise notre vie mentale.

Le propre du conscient est d’inventer une histoire à laquelle il croit.


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